lundi 13 décembre 2010
dimanche 12 décembre 2010
A propos du négre qui s'ignore
Lorsqu'on dessine un minimum, il faut se faire l'oeil, se nourrir de ce qui a été déjà fait et de ce qui se fait à notre époque.
Il y a de l'intérêt à être copiste, c'est un bon exercice pour s'imprégner d'une technique, comprendre la conception d'une oeuvre et son cheminement.
A tel point qu'un bon copiste va parfois rendre un second travail tout aussi digne d'être qualifié d'oeuvre que ce qu'il a copié.
Le probléme que cela souléve à notre époque, avec le fourmillement des médias et l'accessibilité des travaux des uns et des autres, c'est la malhonnêteté de certains pilleurs.
Doués d'un certain savoir-faire technique, ils leur manquent parfois les idées, l'essence de quelque chose à produire.
Tels des charognards, sans aucune forme de reconnaissance - au contraire du bon copiste -, ils vont se délecter d'une idée mise en forme, dans un autre style, parfois avec maladresse, mais bonne sur le fond, et vont se le réapproprier.
Au délà de la reconnaissance qu'eux vont en retirer, ils pratiquent un réel pillage de la pensée, de l'intime, de celui a qui ils ont arraché ce que les muses ont pu offrir.
L'inspiration naît de manières diverses, il y a des milliers de façon de dessiner un chat par exemple, et il ne sera jamais le même.
Il y a pourtant quelque chose de triste voir de dégradant, d'humiliant, pour quelqu'un qui s'est vu arraché le fruit de son travail.
Un mot, une référence, un petit rien pour préciser "ça vient de là, et pas de moi" fait toute la différence.
Le seul à retirer un véritable avantage dans l'histoire c'est le public, pourtant trompé et trahi.
Pour autant, comme il y a des histoires qui se ressemblent, il y a des centres d'intêrét et des cheminements de la pensée qui peuvent être similaires.
L'artiste en général, qu'il soit râté, du dimanche ou professionnel, se doit d'être honnête avec son public.
Il y a de l'intérêt à être copiste, c'est un bon exercice pour s'imprégner d'une technique, comprendre la conception d'une oeuvre et son cheminement.
A tel point qu'un bon copiste va parfois rendre un second travail tout aussi digne d'être qualifié d'oeuvre que ce qu'il a copié.
Le probléme que cela souléve à notre époque, avec le fourmillement des médias et l'accessibilité des travaux des uns et des autres, c'est la malhonnêteté de certains pilleurs.
Doués d'un certain savoir-faire technique, ils leur manquent parfois les idées, l'essence de quelque chose à produire.
Tels des charognards, sans aucune forme de reconnaissance - au contraire du bon copiste -, ils vont se délecter d'une idée mise en forme, dans un autre style, parfois avec maladresse, mais bonne sur le fond, et vont se le réapproprier.
Au délà de la reconnaissance qu'eux vont en retirer, ils pratiquent un réel pillage de la pensée, de l'intime, de celui a qui ils ont arraché ce que les muses ont pu offrir.
L'inspiration naît de manières diverses, il y a des milliers de façon de dessiner un chat par exemple, et il ne sera jamais le même.
Il y a pourtant quelque chose de triste voir de dégradant, d'humiliant, pour quelqu'un qui s'est vu arraché le fruit de son travail.
Un mot, une référence, un petit rien pour préciser "ça vient de là, et pas de moi" fait toute la différence.
Le seul à retirer un véritable avantage dans l'histoire c'est le public, pourtant trompé et trahi.
Pour autant, comme il y a des histoires qui se ressemblent, il y a des centres d'intêrét et des cheminements de la pensée qui peuvent être similaires.
L'artiste en général, qu'il soit râté, du dimanche ou professionnel, se doit d'être honnête avec son public.
jeudi 9 décembre 2010
mercredi 8 décembre 2010
samedi 4 décembre 2010
Père Noël
Je voudrais une vraie tenue d'Inuit, en fausse peau de loup, toute toute noire, avec plein d'étoiles brodées dessus façon sashiko
Je voudrais m'allonger dans la neige
Je voudrais que mon bébé soit à côté de moi bien emmitouflée dans 10 tonnes de mailles et de tissus patchwork/brodés que je lui aurais fait, qu'elle s'endorme paisiblement
Tout ça en regardant une aurore boréale
Je crois que c'est plus la saison
Mais si c'est l'année prochaine je veux bien quand même tu sais
Juste que je puisses vivre ça avant de mourir
Je voudrais m'allonger dans la neige
Je voudrais que mon bébé soit à côté de moi bien emmitouflée dans 10 tonnes de mailles et de tissus patchwork/brodés que je lui aurais fait, qu'elle s'endorme paisiblement
Tout ça en regardant une aurore boréale
Je crois que c'est plus la saison
Mais si c'est l'année prochaine je veux bien quand même tu sais
Juste que je puisses vivre ça avant de mourir
A cette femme, me regardant avec peur, qui a fait un signe de croix
Pater Noster...
Une brindille fragile, comme c'est écrit sur les boîtes en carton
Ne Pas Retourner
Fragile
Une petite fille brindille
A 3 ans à peine, dans la cour de la maternelle, la maîtresse vient me voir et me demande pourquoi je ne vais pas jouer avec les autres enfants
"Si je me salis, Papa va se fâcher"
A la maison, les cris du père, les larmes de la mère
Il faut tuer le père
Le régne par la terreur
Les hurlements, les yeux injectés de sang, les claques et les coups de ceinture, à la mesure de toutes les tensions intenables du quotidien, à la mesure de mon existence même
Je suis là parce qu'il
Il me l'a fait payé des années
Lorsqu'on entendait sa voiture dans l'entrée, c'était le branle bas de combat dans la maison
Rien ne devait traîner, il fallait ouvrir le portail à temps
S'il était là quand je passais la porte et que j'avais le malheur de ne pas m'essuyer les pieds, tétanisée par l'angoisse, la colère montait
Si j'avais l'audace, l'insolence de pleurer par peur, par incompréhension, par douleur
Il me frappait
Si je pleurais encore
Il me frappait encore en me demandant si je voulais une bonne raison pour pleurer
Avec une force titanesque, j'étais capable de soutenir son regard
Il me rappelait toujours qu'il fallait que je baisses les yeux quand je lui parlais
Mon grand frère trouvait ça très drôle de dire "Baisses les yeux quand tu me regardes"
Ils riaient à s'en feindre la poire avec mon petit frère à ce sujet
Le petit... Il a suivi les traces de son père pendant des années
Un tyran miniature prêt à m'écraser à la moindre occasion
Quand moi j'étais particulièrement calme et sage pour une enfant, lui avait le droit de piquer des crises, de se rouler par terre, d'arracher l'herbe et de m'insulter, de me frapper aussi
Ca finissait toujours par chacun dans sa chambre
Avec le temps c'est devenu fais toi respecter ma fille
Le sentiment d'injustice et de douleur grandissant
De peur aussi pour ce petit frére
Qu'est ce qu'il allait devenir?
Déjà trop consciente
Une raison de plus pour me faire taire
Cette main posée sur la partie interne de ma cuisse gaucher, entre les jambes
Même pas 5 ans
Mon oncle, son frère, j'étais avec lui souvent
Un week end je rentres avec sa femme, couverte de cadeaux, en larmes
Je me souviens: assise, recroquevillée, sur la plage de l'Etang Salé, en larmes
Je me souviens: un lit deux places, une marche, un mirroir au plafond, moi en travers d'un matelas, la tête dans le vide, un cri, des larmes
"Qu'est ce qui s'est passé?"
"Je me souviens pas" explosion de larmes
Un psy
Mon père étouffe les choses
D'office, je suis folle
J'ai un ami imaginaire pendant quelques mois, avant l'arrivée de mon petit frère
Diplodo...
Je suis folle
Je suis seule
Je prends mon sac Coco Lapin, un petit panier et une petite valise je crois aussi
Je mets mes vêtements dedans
J'ai dit au père "Je te détestes"
Je suis sortie et j'ai marché jusque dans la rue avant que la mère ne vienne me chercher
Il avait dit "Laisse là"
Maman pleure tous les soirs maintenant
Papa crie beaucoup
Un soir, on dort tous ensemble, le petit, le grand, Maman
J'entends le grand - neveu de mon père - dire:
"Tu peux la toucher si tu veux"
Et quelque chose à propos de mon père
Un frisson glacé, je fermes les yeux très forts dans ma mémoire
Maman boit, Maman fume, Maman danse la valse des cachets
Maman s'en va avec le grand à Paris
Maman m'appelle de l'aéroport et m'explique qu'elle revient
J'apprends mes tables de multiplication
J'étais première de ma classe
Ma mémoire ne veut plus apprendre
J'ai une tablette noire avec un cadre bleu où on appuye sur des petites touches blanches rectangulaires
C'est divisé en petites cases, dans chaque case inscrit en chiffres blancs les multiplications
Quand j'appuye le résultat apparaît en rouge
Je suis assise sur l'escalier lezardé
Il y a des fourmis noires qui avancent en file indienne
Je leur parle, je les observe
Je monte sur le murée
Je trouve une mue de couleuvre
Je descends dans l'allée
Je vais dans les petits arbrisseaux aux feuilles minuscules vertes et rosées, tâchées de blanc
Je trouve des coccinelles toutes noires
Toute noire...
J'en voudrais des rouges à points noirs
Et je chantes Coccinelle demoiselle bête à Bon Dieu
Coccinelle demoiselle vole jusqu'aux cieux
Petits points rouges elle bouge
Petits points noirs Coccinelle Au Revoir
Je reçois une carte avec des tables de multiplication dessus de Paris
Puis ils rentrent
Je suis toute seule avec le petit et Papa
J'ai peur
Papa pleure
Le petit pleure
Je les console comme je peux
Maman pleure, Maman dort beaucoup
Maman me parle de toute sa douleur
Maman me sert contre elle
Trop fort
Je pries les anges, je pries la Vierge Marie
Le grand a bu, a fumé, il vient de casser une porte vitrée
Maman panique
Je pries très fort, à genoux, devant cette petite statuette en plastique remplie d'eau bénite, blanche et bleue fluorescente
Je ne vais plus à la messe avec mon grand père
Je ne vais plus toute timide, silencieuse, sur ces bancs de bois d'où je peux voir les vitraux qui m'interpellent, j'aime regarder les anges
Je ne vais plus voir Jésus sur sa croix qui souffre, on était à sa gauche
Je n'attends plus toute seule mon grand père qui est allé prêt de l'autel pour donner le Corps du Christ
Je ne prends plus le petit panier pour faire la quête
Je ne vois plus ces regards qui se posent sur moi avec bienveillance
Je n'entends plus les félicitations
Je ne sens plus la présence apaisante et si douce de Claudine, qui était toujours en face, ma professeur de yoga
Je m'accroches aux anges
Ils vont se remettre ensemble
Je dis à Maman que ça n'est pas une bonne idée
On va habiter dans une grande maison toute neuve
On va sur le chantier
On voit la mer
Je vais avoir une chambre pour moi toute seule à l'étage
Maman a encore arrêté de travailler
Maman boit, Maman fume, Maman sort, Maman pleure
Maman rentre très tard
Maman vient dormir dans ma chambre
Maman sent l'alcool
Maman me demande pardon et me sert contre elle
Trop fort
Maman demande à aller en H.P.
Je fais la valise de Maman avec une de mes tantes
C'est l'anniversaire de Papa
Je prépares un gâteau
Maman est placée dans un centre spécialisé
Je me coupes les cheveux courts, très courts
J'ai les cheveux bouclés
Le grand se moque de moi, il m'appelle le caniche
On a un doberman maintenant, une femelle, Jah
Papa lui donne des coups de pieds et lui hurle dessus
Je vois Papa la frappait tellement fort qu'elle tombe de 3m à peu prêt, du haut du mur de soutennement où Papa jardine des gros pots de lierre qu'il veut faire grimper sur la facade
Je fais un dessin pour Maman
Un paysage, avec des craies grasses
Il y a un ange, une femme, en robe blanche, blonde, les cheveux bouclées
Il y a un demon rouge et noir, avec une barbichette
Maman sort
Maman habite dans une nouvelle maison
Maman rencontre quelqu'un
Alcool, Pétards, Drogues
La voisine qui est une amie de mon futur beau père a le sida, elle fait de la magie noire
Je ne manges plus grand chose
Yaourt nature, wasa, velouté de courgettes, batonnets de concombre, tomates
Je ne manges plus le midi
Je me caches à la bibliothéque à l'heure du repas
Papa me dit qu'il aime mes petites fesses
Papa recommence à mettre sa main entre mes jambes, posée sur la face interne de ma cuisse gauche, comme sur les photos quand j'étais petite, le regard absent
Maman ne veut pas que je sortes, que j'aille loin d'elle, que je restes dans ma chambre
Je fais beaucoup de sport, le plus possible, au moins 1h30 à chaque fois
Je pars loin, en vélo, en roller, à pied
Je regarde la mer et je marches le long de la côte
Je tombes amoureuse d'un parisien qui me brise le coeur
Tout ça se mélange dans ma tête
L'Eté de trop
Je rentres de Paris, je ne veux plus qu'on me regarde, je ne veux pas qu'on me trouve jolie, je ne veux pas plaire à quelqu'un d'autre, et si ça n'est pas lui, alors plus rien du tout
Je ne vais presque plus au lycée
Je dors très peu la nuit
Je suis assise derrière l'écran de l'ordinateur et j'attends quelqu'un qui ne viendra jamais
Quelqu'un qui n'est jamais venu
Je l'attends depuis toute petite
Je le cherches
Papa me menace presque tous les jours
Il dit: "tu vas t'en prendre une"
"je vais te frapper ma fille"
"ça me démange tu peux pas savoir" en relevant le bras et en le retenant de son autre main comme s'il retenait un coup
ça, il l'a refait quand j'avais ma petite d'à peine 1 mois dans les bras
Il dit : "je vais te piler ma fille"
Il m'appelle la grosse, il me traite de merde, de salope, de pétasse
Il dit: "t'es con ma fille"
Il dit que je dois ranger ma chambre alors que je suis partie depuis des années et que dans cette chambre il n'y a plus qu'un bric à brac d'affaires comme un grenier, pas grand chose à moi
Et le peu qui est à moi est rangé, dans ma chambre...
Il dit "Fais toi payer ma fille"
En un an, dernière année de lycée, j'ai plusieurs petits amis
Après avoir été violée la même année par un homme qui a l'âge de mon père
Les jeunes hommes que je rencontre sont géniaux et plein de douleur comme moi
Mais moi je ne dis rien
J'écoutes
Je donnes
Je tombes très amoureuse et puis je m'enfuies
Et j'ai mal avec eux
Et j'ai pas la force d'y croire
Paris
Papa ne m'appelle jamais
Il me raccroche au nez
Aux yeux des autres, la famille, les amis, il pleure, il dit qu'il a tout fait
Maman a peur
Maman me harcèle de coups de fil pendant les examens, quand j'ai un travail
Il y a 3 ans
Papa me frappe
Le poing fermé
Plusieurs coups à la tête
Je saignes, j'ai un énorme bleu
La vieille j'étais chez des gens avec qui j'aurai pu vivre et travailler
Leur fils vient de me piercer
Un tragus et un tragus de surface à l'horizontal
Je saignes
Maman voit le bleu
"Il n'a pas pu faire ça"
Elle ferme les yeux
Comme à chaque fois que je lui ai dit
Maman ne dit rien
Maman prend un cachet
Je rentres à Paris
Je me jettes à corps perdu dans les études, je prends un boulot
J'ai des maux de tête affreux
J'ai des pertes de mémoire
J'ai des problèmes d'articulations, je buttes sur les mots, j'inverse les mots dans les phrases, j'ai des problèmes de coordination des mouvements
Moins d'un an après, je tombes enceinte
J'avais rêvé d'un bébé
Comme si j'étais dans mon lit, reveillée, j'ai vu une toute petite fille se posait sur ma poitrine et me regardait
J'ai rêvé de dauphins
Je l'ai gardé de toutes mes forces
Elle va bientôt avoir deux ans
Son père ne l'a pas reconnu
Je me suis battue seule
Je sors de 5 mois de stress post traumatique où j'ai eu des visions d'un bébé qui s'était fait abusé, où j'ai eu l'impression de me faire sodomiser, plusieurs nuits
J'ai revu, entendu de nouveaux tout ce que je viens d'écrire et d'autres détails tout aussi terribles
Faites un signe de croix Madame
Je reviens de l'Enfer
Vous m'avez vu, je portais ma rage de vivre, mon espoir et mon amour sur le dos dans un onbuhimo que j'ai fait moi même
Faites un signe de croix
Moi, je suis en train de tuer le père
Une brindille fragile, comme c'est écrit sur les boîtes en carton
Ne Pas Retourner
Fragile
Une petite fille brindille
A 3 ans à peine, dans la cour de la maternelle, la maîtresse vient me voir et me demande pourquoi je ne vais pas jouer avec les autres enfants
"Si je me salis, Papa va se fâcher"
A la maison, les cris du père, les larmes de la mère
Il faut tuer le père
Le régne par la terreur
Les hurlements, les yeux injectés de sang, les claques et les coups de ceinture, à la mesure de toutes les tensions intenables du quotidien, à la mesure de mon existence même
Je suis là parce qu'il
Il me l'a fait payé des années
Lorsqu'on entendait sa voiture dans l'entrée, c'était le branle bas de combat dans la maison
Rien ne devait traîner, il fallait ouvrir le portail à temps
S'il était là quand je passais la porte et que j'avais le malheur de ne pas m'essuyer les pieds, tétanisée par l'angoisse, la colère montait
Si j'avais l'audace, l'insolence de pleurer par peur, par incompréhension, par douleur
Il me frappait
Si je pleurais encore
Il me frappait encore en me demandant si je voulais une bonne raison pour pleurer
Avec une force titanesque, j'étais capable de soutenir son regard
Il me rappelait toujours qu'il fallait que je baisses les yeux quand je lui parlais
Mon grand frère trouvait ça très drôle de dire "Baisses les yeux quand tu me regardes"
Ils riaient à s'en feindre la poire avec mon petit frère à ce sujet
Le petit... Il a suivi les traces de son père pendant des années
Un tyran miniature prêt à m'écraser à la moindre occasion
Quand moi j'étais particulièrement calme et sage pour une enfant, lui avait le droit de piquer des crises, de se rouler par terre, d'arracher l'herbe et de m'insulter, de me frapper aussi
Ca finissait toujours par chacun dans sa chambre
Avec le temps c'est devenu fais toi respecter ma fille
Le sentiment d'injustice et de douleur grandissant
De peur aussi pour ce petit frére
Qu'est ce qu'il allait devenir?
Déjà trop consciente
Une raison de plus pour me faire taire
Cette main posée sur la partie interne de ma cuisse gaucher, entre les jambes
Même pas 5 ans
Mon oncle, son frère, j'étais avec lui souvent
Un week end je rentres avec sa femme, couverte de cadeaux, en larmes
Je me souviens: assise, recroquevillée, sur la plage de l'Etang Salé, en larmes
Je me souviens: un lit deux places, une marche, un mirroir au plafond, moi en travers d'un matelas, la tête dans le vide, un cri, des larmes
"Qu'est ce qui s'est passé?"
"Je me souviens pas" explosion de larmes
Un psy
Mon père étouffe les choses
D'office, je suis folle
J'ai un ami imaginaire pendant quelques mois, avant l'arrivée de mon petit frère
Diplodo...
Je suis folle
Je suis seule
Je prends mon sac Coco Lapin, un petit panier et une petite valise je crois aussi
Je mets mes vêtements dedans
J'ai dit au père "Je te détestes"
Je suis sortie et j'ai marché jusque dans la rue avant que la mère ne vienne me chercher
Il avait dit "Laisse là"
Maman pleure tous les soirs maintenant
Papa crie beaucoup
Un soir, on dort tous ensemble, le petit, le grand, Maman
J'entends le grand - neveu de mon père - dire:
"Tu peux la toucher si tu veux"
Et quelque chose à propos de mon père
Un frisson glacé, je fermes les yeux très forts dans ma mémoire
Maman boit, Maman fume, Maman danse la valse des cachets
Maman s'en va avec le grand à Paris
Maman m'appelle de l'aéroport et m'explique qu'elle revient
J'apprends mes tables de multiplication
J'étais première de ma classe
Ma mémoire ne veut plus apprendre
J'ai une tablette noire avec un cadre bleu où on appuye sur des petites touches blanches rectangulaires
C'est divisé en petites cases, dans chaque case inscrit en chiffres blancs les multiplications
Quand j'appuye le résultat apparaît en rouge
Je suis assise sur l'escalier lezardé
Il y a des fourmis noires qui avancent en file indienne
Je leur parle, je les observe
Je monte sur le murée
Je trouve une mue de couleuvre
Je descends dans l'allée
Je vais dans les petits arbrisseaux aux feuilles minuscules vertes et rosées, tâchées de blanc
Je trouve des coccinelles toutes noires
Toute noire...
J'en voudrais des rouges à points noirs
Et je chantes Coccinelle demoiselle bête à Bon Dieu
Coccinelle demoiselle vole jusqu'aux cieux
Petits points rouges elle bouge
Petits points noirs Coccinelle Au Revoir
Je reçois une carte avec des tables de multiplication dessus de Paris
Puis ils rentrent
Je suis toute seule avec le petit et Papa
J'ai peur
Papa pleure
Le petit pleure
Je les console comme je peux
Maman pleure, Maman dort beaucoup
Maman me parle de toute sa douleur
Maman me sert contre elle
Trop fort
Je pries les anges, je pries la Vierge Marie
Le grand a bu, a fumé, il vient de casser une porte vitrée
Maman panique
Je pries très fort, à genoux, devant cette petite statuette en plastique remplie d'eau bénite, blanche et bleue fluorescente
Je ne vais plus à la messe avec mon grand père
Je ne vais plus toute timide, silencieuse, sur ces bancs de bois d'où je peux voir les vitraux qui m'interpellent, j'aime regarder les anges
Je ne vais plus voir Jésus sur sa croix qui souffre, on était à sa gauche
Je n'attends plus toute seule mon grand père qui est allé prêt de l'autel pour donner le Corps du Christ
Je ne prends plus le petit panier pour faire la quête
Je ne vois plus ces regards qui se posent sur moi avec bienveillance
Je n'entends plus les félicitations
Je ne sens plus la présence apaisante et si douce de Claudine, qui était toujours en face, ma professeur de yoga
Je m'accroches aux anges
Ils vont se remettre ensemble
Je dis à Maman que ça n'est pas une bonne idée
On va habiter dans une grande maison toute neuve
On va sur le chantier
On voit la mer
Je vais avoir une chambre pour moi toute seule à l'étage
Maman a encore arrêté de travailler
Maman boit, Maman fume, Maman sort, Maman pleure
Maman rentre très tard
Maman vient dormir dans ma chambre
Maman sent l'alcool
Maman me demande pardon et me sert contre elle
Trop fort
Maman demande à aller en H.P.
Je fais la valise de Maman avec une de mes tantes
C'est l'anniversaire de Papa
Je prépares un gâteau
Maman est placée dans un centre spécialisé
Je me coupes les cheveux courts, très courts
J'ai les cheveux bouclés
Le grand se moque de moi, il m'appelle le caniche
On a un doberman maintenant, une femelle, Jah
Papa lui donne des coups de pieds et lui hurle dessus
Je vois Papa la frappait tellement fort qu'elle tombe de 3m à peu prêt, du haut du mur de soutennement où Papa jardine des gros pots de lierre qu'il veut faire grimper sur la facade
Je fais un dessin pour Maman
Un paysage, avec des craies grasses
Il y a un ange, une femme, en robe blanche, blonde, les cheveux bouclées
Il y a un demon rouge et noir, avec une barbichette
Maman sort
Maman habite dans une nouvelle maison
Maman rencontre quelqu'un
Alcool, Pétards, Drogues
La voisine qui est une amie de mon futur beau père a le sida, elle fait de la magie noire
Je ne manges plus grand chose
Yaourt nature, wasa, velouté de courgettes, batonnets de concombre, tomates
Je ne manges plus le midi
Je me caches à la bibliothéque à l'heure du repas
Papa me dit qu'il aime mes petites fesses
Papa recommence à mettre sa main entre mes jambes, posée sur la face interne de ma cuisse gauche, comme sur les photos quand j'étais petite, le regard absent
Maman ne veut pas que je sortes, que j'aille loin d'elle, que je restes dans ma chambre
Je fais beaucoup de sport, le plus possible, au moins 1h30 à chaque fois
Je pars loin, en vélo, en roller, à pied
Je regarde la mer et je marches le long de la côte
Je tombes amoureuse d'un parisien qui me brise le coeur
Tout ça se mélange dans ma tête
L'Eté de trop
Je rentres de Paris, je ne veux plus qu'on me regarde, je ne veux pas qu'on me trouve jolie, je ne veux pas plaire à quelqu'un d'autre, et si ça n'est pas lui, alors plus rien du tout
Je ne vais presque plus au lycée
Je dors très peu la nuit
Je suis assise derrière l'écran de l'ordinateur et j'attends quelqu'un qui ne viendra jamais
Quelqu'un qui n'est jamais venu
Je l'attends depuis toute petite
Je le cherches
Papa me menace presque tous les jours
Il dit: "tu vas t'en prendre une"
"je vais te frapper ma fille"
"ça me démange tu peux pas savoir" en relevant le bras et en le retenant de son autre main comme s'il retenait un coup
ça, il l'a refait quand j'avais ma petite d'à peine 1 mois dans les bras
Il dit : "je vais te piler ma fille"
Il m'appelle la grosse, il me traite de merde, de salope, de pétasse
Il dit: "t'es con ma fille"
Il dit que je dois ranger ma chambre alors que je suis partie depuis des années et que dans cette chambre il n'y a plus qu'un bric à brac d'affaires comme un grenier, pas grand chose à moi
Et le peu qui est à moi est rangé, dans ma chambre...
Il dit "Fais toi payer ma fille"
En un an, dernière année de lycée, j'ai plusieurs petits amis
Après avoir été violée la même année par un homme qui a l'âge de mon père
Les jeunes hommes que je rencontre sont géniaux et plein de douleur comme moi
Mais moi je ne dis rien
J'écoutes
Je donnes
Je tombes très amoureuse et puis je m'enfuies
Et j'ai mal avec eux
Et j'ai pas la force d'y croire
Paris
Papa ne m'appelle jamais
Il me raccroche au nez
Aux yeux des autres, la famille, les amis, il pleure, il dit qu'il a tout fait
Maman a peur
Maman me harcèle de coups de fil pendant les examens, quand j'ai un travail
Il y a 3 ans
Papa me frappe
Le poing fermé
Plusieurs coups à la tête
Je saignes, j'ai un énorme bleu
La vieille j'étais chez des gens avec qui j'aurai pu vivre et travailler
Leur fils vient de me piercer
Un tragus et un tragus de surface à l'horizontal
Je saignes
Maman voit le bleu
"Il n'a pas pu faire ça"
Elle ferme les yeux
Comme à chaque fois que je lui ai dit
Maman ne dit rien
Maman prend un cachet
Je rentres à Paris
Je me jettes à corps perdu dans les études, je prends un boulot
J'ai des maux de tête affreux
J'ai des pertes de mémoire
J'ai des problèmes d'articulations, je buttes sur les mots, j'inverse les mots dans les phrases, j'ai des problèmes de coordination des mouvements
Moins d'un an après, je tombes enceinte
J'avais rêvé d'un bébé
Comme si j'étais dans mon lit, reveillée, j'ai vu une toute petite fille se posait sur ma poitrine et me regardait
J'ai rêvé de dauphins
Je l'ai gardé de toutes mes forces
Elle va bientôt avoir deux ans
Son père ne l'a pas reconnu
Je me suis battue seule
Je sors de 5 mois de stress post traumatique où j'ai eu des visions d'un bébé qui s'était fait abusé, où j'ai eu l'impression de me faire sodomiser, plusieurs nuits
J'ai revu, entendu de nouveaux tout ce que je viens d'écrire et d'autres détails tout aussi terribles
Faites un signe de croix Madame
Je reviens de l'Enfer
Vous m'avez vu, je portais ma rage de vivre, mon espoir et mon amour sur le dos dans un onbuhimo que j'ai fait moi même
Faites un signe de croix
Moi, je suis en train de tuer le père
lundi 1 novembre 2010
Distance and loneliness
He said:
"I think she cried"
Yes...
And I screamed in pain too
I screamed like a terrified animal
So, I feel you cried the other night
They said:
"We put away her"
And they don't know what sort of destruction they want for me...
and you said:
"I catch for her"
"I think she cried"
Yes...
And I screamed in pain too
I screamed like a terrified animal
So, I feel you cried the other night
They said:
"We put away her"
And they don't know what sort of destruction they want for me...
and you said:
"I catch for her"
dimanche 31 octobre 2010
I'm not a slave
I'm not a mistress
I hope I can be the mistress of my mind and my emotions
But I hope I can let my heart guide me into life
I hope I can lost the more of me in someone else who can love me for what I am
Like Paul Valery say "Perdre le plus de moi même en l'autre"
I'm not a toy
I'm not a machine
I feel like a toy when life give horrors to me
I feel like a machine, catatonic, when my heart crumble in little pieces
When bad feelings submerge me
When I am subjected to the chemistry of my brain, of my body
I feel like a toy when others do rot with what I offer
I'm not a mistress
I hope I can be the mistress of my mind and my emotions
But I hope I can let my heart guide me into life
I hope I can lost the more of me in someone else who can love me for what I am
Like Paul Valery say "Perdre le plus de moi même en l'autre"
I'm not a toy
I'm not a machine
I feel like a toy when life give horrors to me
I feel like a machine, catatonic, when my heart crumble in little pieces
When bad feelings submerge me
When I am subjected to the chemistry of my brain, of my body
I feel like a toy when others do rot with what I offer
First, I don't speak english well
And it's very very frustrating for me
Then, I lived post-traumatic stress effects...
and it's so hard to explain the way I feel
Lot of pain, sadness, and a monstrous rage...
Like a bomb in the middle of it, I was very surprise and lost about what you've done
One side, an horrible feeling
On the other side, a... heart's explosion
Really, it's like a big heart's explosion
An other point:
Do you know Pride and Prejudice?
Well... I won't play this sort of game
The principal point, and sorry, but I'm worried for my baby, I'm worry everytime!
And particularly these days
When I'm afraid for her, it could paralyze me
And I think it's so strange to speak with someone who don't know but who feel familiar
And it's very very frustrating for me
Then, I lived post-traumatic stress effects...
and it's so hard to explain the way I feel
Lot of pain, sadness, and a monstrous rage...
Like a bomb in the middle of it, I was very surprise and lost about what you've done
One side, an horrible feeling
On the other side, a... heart's explosion
Really, it's like a big heart's explosion
An other point:
Do you know Pride and Prejudice?
Well... I won't play this sort of game
The principal point, and sorry, but I'm worried for my baby, I'm worry everytime!
And particularly these days
When I'm afraid for her, it could paralyze me
And I think it's so strange to speak with someone who don't know but who feel familiar
samedi 30 octobre 2010
vendredi 29 octobre 2010
Urd

Aujourd'hui, à la Crêpe au Suc'
suis passée prendre une rose pour dessiner
on m'en a offert deux
Et puis cette femme passe devant moi
Vieille femme borgne, l'œil droit clos
Elle regarde ce que je dessines, regarde autour d'elle
Me demande si je vais à droite ensuite
Ma rose est bien avancée déjà
Je pensais en faire une fée
Quelques mots maladroits sous le crayon
"Sous la paupière lourde du Passé
l'oeil noyé de larmes contemple l'Avenir
enclos dans la poitrine une promesse d'amour éternel
mais le temps fane les idylles
alors que nous restera t'il des étreintes passionnées
si nous consumons ensemble nos flammes
dans l'ardeur d'un feu plus grand?"
J'ai peur des bras que je cherche et que je fuis...
jeudi 28 octobre 2010
Metamorphosis -> Violent Lullaby...

3 days like a nightmare
horrible visions had submerge me...
Some childhood's injuries exploded in my mind
I was feeling so alone, so tired
I couldn't eat, barely sleep
And I saw your faces
I didn't know what to do because I could barely stand
Violent Lullaby not for children
For the broken children's inside the grownups...
I hope the nightmare turn into a dream, a beautifull true dream
mercredi 27 octobre 2010
Memo
Safety
Breathe
Love
Dance
Write
Swim
Sew
Paint
Roller
Nature
Ocean
Sea
Rain
Astronomy
Smile
Divide
Build
Progress
Love...
Breathe
Love
Dance
Write
Swim
Sew
Paint
Roller
Nature
Ocean
Sea
Rain
Astronomy
Smile
Divide
Build
Progress
Love...
lundi 25 octobre 2010
Why...
do you say I'm not the same now?
A black crow in the sky
A breath of wind
And I saw your face
Little stars in my pocket
Violets in my heart
I don't know what to do
A black crow in the sky
A breath of wind
And I saw your face
Little stars in my pocket
Violets in my heart
I don't know what to do
mercredi 8 septembre 2010
Dans l'Akasha, le murmure des flocons chaotes

Avec une bande son qui me paraît bien appropriée ce soir
bien que le dessin date d'il y a quelques semaines
Eths - Ileùs Matricis
envoyé par Mylenisme69. - L'info video en direct.
vendredi 3 septembre 2010
vendredi 6 août 2010
Putain de passion
C'est curieux comme l'amour me va seulement lorsqu'il flambe
J'aime que ça s'enflamme, je m'ennuies quand ça braise
Je détestes les feux de paille...
L'amour ne me va que quand je sens l'autre m'échapper, lorsque je lui échappes aussi
Quand y'a ce truc de vouloir tenir l'autre et se sentir attacher
Vouloir s'enfuir et mieux se faire rattraper
Supporter la possessivité, et le besoin de solitude
Refuser de se laisser enfermer dans une relation de couple et pourtant être complétement fusionnel
C'est juste dément, c'est imprégné de souffrance
Mais autrement...
Autrement je ne m'accroches pas
Y'a ce goût de sentir l'autre s'enflammer, de voir à quel point il tient à m'accrocher
Le plaisir de lutter pour mieux lui appartenir
C'est choisir l'amour comme un combat
Une putain de torture mentale où on a de cesse de se dire je t'aime je te hais
De cracher sa haine pour mieux couvrir de baiser
La tendresse tiédasse très peu pour moi
Ne serait ce qu'un câlin...
C'est jamais aussi intense qu'après une engueulade, jamais
Complétement brûlant
jeudi 5 août 2010
mardi 3 août 2010
Extrait première page: Un soldat et une fille
" Un soldat et une fille. Le soldat était soldat, et la fille était fille. Et maintenant ils sont loin tous les deux et ne reviendront pas plus, et ce rapport est tout ce qui est resté.
Le narrateur n'a vu le soldat que lorsqu'il n'était plus soldat. La fille, il ne l'a jamais vue. C'est le soldat qui a tout narré au narrateur. Le soldat fut le narrateur du narrateur, et maintenant le narrateur est devenu le narrateur du soldat. Dans ces conditions, tout se mêle facilement. D'ailleurs le don me manque de faire une histoire vraie d'un événement réel. Ce don, d'ordinaire douteux, je n'ai jamais tant souhaité le posséder que dans le cas présent.
Une pile de notes et de manuscrits: mes notes pour cette histoire, les manuscrits du soldat, mes manuscrits à moi; en plus, des versions doubles, des notes en bas de page, des lettres et des commentaires biographiques du texte. Mais tout en haut une feuille de titre soigneusement dactylographiée. En majuscules espacées, placés au milieu de la page, c'est deux mots:
LA FIN "
J'ai repensé à mes collages, les deux premiers sur des affiches "je t'aBime"
Quand j'ai sorti les livres du sac, et que le premier de la pile était Quand je serai grand, avec comme couverture un petit garçon qui arrache les pétales d'une marguerite
Je crois que j'ai rougi...
Le narrateur n'a vu le soldat que lorsqu'il n'était plus soldat. La fille, il ne l'a jamais vue. C'est le soldat qui a tout narré au narrateur. Le soldat fut le narrateur du narrateur, et maintenant le narrateur est devenu le narrateur du soldat. Dans ces conditions, tout se mêle facilement. D'ailleurs le don me manque de faire une histoire vraie d'un événement réel. Ce don, d'ordinaire douteux, je n'ai jamais tant souhaité le posséder que dans le cas présent.
Une pile de notes et de manuscrits: mes notes pour cette histoire, les manuscrits du soldat, mes manuscrits à moi; en plus, des versions doubles, des notes en bas de page, des lettres et des commentaires biographiques du texte. Mais tout en haut une feuille de titre soigneusement dactylographiée. En majuscules espacées, placés au milieu de la page, c'est deux mots:
LA FIN "
J'ai repensé à mes collages, les deux premiers sur des affiches "je t'aBime"
Quand j'ai sorti les livres du sac, et que le premier de la pile était Quand je serai grand, avec comme couverture un petit garçon qui arrache les pétales d'une marguerite
Je crois que j'ai rougi...
Après midi du mardi 3 aout 2010
Un tour du côté de Châtelet Les Halles
Repasser sur le boulevard Réaumur Sebastopol
M'arrêter dans une boutique où j'étais déjà venu chercher quelques livres
Dont un sur le magnétisme, les forces qui attirent et repoussent les êtres, l'énergie qui circule en tout
Farfouiller et être attirer par 4 titres en pensant à Art Corpus, entre autres, mais surtout
Le Soldat et la fille d'Erich Fried, que je vais lire dans l'immédiat
Quand je serais grand d'Elise Fischer, posé sur la boîte aux lettres à la station Port Royal
Les nettoyeurs de Vincent Petitet, en face de la décharge, sur le pas de la porte des créatifs, en souriant en repensant à ce travail en première année de fac sur les pictogrammes où j'avais choisi celui des toilettes qui ressemble beaucoup à celui de la couverture, et à cette vis, détachée de la boîte de conserve, qui parle de recyclage
Les clowns, le dictateur et l'artiste de Norman Manea balancé sur le pas de la porte de service de ce putain de resto de merde
Tout ça posé en rentrant, mais d'abord, après achat
M'arrêter au Monoprix du coin
Vouloir prendre l'ascenseur et sentir un courant électrique passer au bout de mon doigt
En même temps, entendre tomber un des badges accroché à mon sac à main
Le visage de Betty Boop
Et puis remonter du côté de Montorgueil
M'assoir au coin de la rue Greneta pour siroter une bière à la fraise
La brochette d'abrutis à côté de moi
Et puis surtout lui
Ca se joue toujours curieusement au regard
Comme quoi...
Hier, j'avais collé sous la pluie des découpes en vinyl
Photos à venir pour voir le choix niveau in situ...
Première fois que je mets à l'art de rue
Depuis le temps que j'y pense
Inspirée par les esprits des arbres dessinaient par Miyazaki dans Princesse Mononoké
Ca et le début du maquillage de la princesse, sur le front d'un clown collé là
J'ai gardé les deux autres traces chez moi, sur les joues d'une de mes Kokeshi
J'avais pensé coller aussi un petit pois énorme en motif army en tissu
Avec un air un peu vénére, sur une grosse vague verte: Wazabi!
Repasser sur le boulevard Réaumur Sebastopol
M'arrêter dans une boutique où j'étais déjà venu chercher quelques livres
Dont un sur le magnétisme, les forces qui attirent et repoussent les êtres, l'énergie qui circule en tout
Farfouiller et être attirer par 4 titres en pensant à Art Corpus, entre autres, mais surtout
Le Soldat et la fille d'Erich Fried, que je vais lire dans l'immédiat
Quand je serais grand d'Elise Fischer, posé sur la boîte aux lettres à la station Port Royal
Les nettoyeurs de Vincent Petitet, en face de la décharge, sur le pas de la porte des créatifs, en souriant en repensant à ce travail en première année de fac sur les pictogrammes où j'avais choisi celui des toilettes qui ressemble beaucoup à celui de la couverture, et à cette vis, détachée de la boîte de conserve, qui parle de recyclage
Les clowns, le dictateur et l'artiste de Norman Manea balancé sur le pas de la porte de service de ce putain de resto de merde
Tout ça posé en rentrant, mais d'abord, après achat
M'arrêter au Monoprix du coin
Vouloir prendre l'ascenseur et sentir un courant électrique passer au bout de mon doigt
En même temps, entendre tomber un des badges accroché à mon sac à main
Le visage de Betty Boop
Et puis remonter du côté de Montorgueil
M'assoir au coin de la rue Greneta pour siroter une bière à la fraise
La brochette d'abrutis à côté de moi
Et puis surtout lui
Ca se joue toujours curieusement au regard
Comme quoi...
Hier, j'avais collé sous la pluie des découpes en vinyl
Photos à venir pour voir le choix niveau in situ...
Première fois que je mets à l'art de rue
Depuis le temps que j'y pense
Inspirée par les esprits des arbres dessinaient par Miyazaki dans Princesse Mononoké
Ca et le début du maquillage de la princesse, sur le front d'un clown collé là
J'ai gardé les deux autres traces chez moi, sur les joues d'une de mes Kokeshi
J'avais pensé coller aussi un petit pois énorme en motif army en tissu
Avec un air un peu vénére, sur une grosse vague verte: Wazabi!
lundi 2 août 2010
dimanche 11 juillet 2010
Broken Doll
J'ai des souvenirs d'horreur en pagaille dans la tête
J'ai cherché la lumière dans tout ça
C'est comme courir à perdre haleine dans un couloir en regardant la lueur au bout qu'on effleure jamais qu'à peine
Combien grande la peine
L'incompréhension, la peur
J'étais petite, tellement petite
J'ai grandi, et ça n'a pas été mieux
J'ai connu les coups de ceinture, les colères violentes, les insultes, les disputes noyées dans l'alcool, la perversion incestueuse, le sadisme
J'étais une enfant, c'était ma famille
Et personne n'a rien dit
Broken Doll
Des images me reviennent, et je voudrais hurler
Je revis ce qui s'est passé comme si j'y étais, et je voudrais tout casser
J'appelle à l'aide, après avoir passé une vie entière dans le silence
On me dit de patienter
On m'envoies presque balader
Qui écoute?
Depuis des semaines, je suis hors de moi
En colère, violente, incroyablement pleine de haine
Je suis passée par toutes les phases
Incompréhension, dénie, pardon, colère, larmes, désespoir, incompréhension
Et plus j'appelle à l'aide et moi on m'écoute
Et plus je veux avancer, et plus on cherche à m'enliser
La douleur est telle que je suis au delà d'elle
Bouillante de colère
Poupée cassée
C'est moi
Ma plus grande peur?
Que ma fille vive la même chose
Et ma haine grandit et dépasse tout le reste
J'ai cherché la lumière dans tout ça
C'est comme courir à perdre haleine dans un couloir en regardant la lueur au bout qu'on effleure jamais qu'à peine
Combien grande la peine
L'incompréhension, la peur
J'étais petite, tellement petite
J'ai grandi, et ça n'a pas été mieux
J'ai connu les coups de ceinture, les colères violentes, les insultes, les disputes noyées dans l'alcool, la perversion incestueuse, le sadisme
J'étais une enfant, c'était ma famille
Et personne n'a rien dit
Broken Doll
Des images me reviennent, et je voudrais hurler
Je revis ce qui s'est passé comme si j'y étais, et je voudrais tout casser
J'appelle à l'aide, après avoir passé une vie entière dans le silence
On me dit de patienter
On m'envoies presque balader
Qui écoute?
Depuis des semaines, je suis hors de moi
En colère, violente, incroyablement pleine de haine
Je suis passée par toutes les phases
Incompréhension, dénie, pardon, colère, larmes, désespoir, incompréhension
Et plus j'appelle à l'aide et moi on m'écoute
Et plus je veux avancer, et plus on cherche à m'enliser
La douleur est telle que je suis au delà d'elle
Bouillante de colère
Poupée cassée
C'est moi
Ma plus grande peur?
Que ma fille vive la même chose
Et ma haine grandit et dépasse tout le reste
mercredi 7 juillet 2010
Birth & Rebirth
1 - an egg-tree in a water hand
2 - two crows in the sky & two swans on the life's lake
3 - a divin atom include in the moon
4 - sand turned into an ocean
5 - ocean turned into stars
6 -
7 -
8 -
9 -
2 - two crows in the sky & two swans on the life's lake
3 - a divin atom include in the moon
4 - sand turned into an ocean
5 - ocean turned into stars
6 -
7 -
8 -
9 -
lundi 5 juillet 2010
K
Nages dans les grains de sable
Submerges d'un battement d'ailes/nageoires ceux qui doivent périr
Au nom de ma chair et mon sang
De ma colère grondante
Carapace de sucre
Zézére matinée d'épices mêlées
Bardzour embaumant
Rouge sang
Submerges d'un battement d'ailes/nageoires ceux qui doivent périr
Au nom de ma chair et mon sang
De ma colère grondante
Carapace de sucre
Zézére matinée d'épices mêlées
Bardzour embaumant
Rouge sang
Super Cat
Ne touches plus terre lorsque sourire se dessine sur son visage
Douceur et tendresse
Simplicité d'être
Sang bouillonnant, griffes acérées, gueule béante affutée de crocs
Si protection de ce qui m'est plus cher que tout au monde se voit percée
Je savais que du plus grand amour que je puisses ressentir, celui de mère, pouvait n'être ma plus grande haine
Je n'imaginais pas jusqu'à quel point...
Douceur et tendresse
Simplicité d'être
Sang bouillonnant, griffes acérées, gueule béante affutée de crocs
Si protection de ce qui m'est plus cher que tout au monde se voit percée
Je savais que du plus grand amour que je puisses ressentir, celui de mère, pouvait n'être ma plus grande haine
Je n'imaginais pas jusqu'à quel point...
dimanche 4 juillet 2010
Little Rock N' Roll
Nettoyer la lame au citron
Chauffer à la flamme d'une bougie
Serrer les dents
Pour guérir, multiplier par 7 chaque brûlure
Bosquet pied droit
Mer pied gauche
Pour toucher de nouveau terre en regardant vers l'horizon un jour qui s'appelle Demain
mardi 29 juin 2010
Qu'est ce qu'il reste
Lorsqu'on a tout donné de soi, en allant chercher le meilleur
Qu'est ce qu'il reste quand on est pillé, saccagé
Lorsqu'on nous arrache ce qu'on a de plus précieux
Que reste il à part la colère, les larmes, le silence
Trop de mensonges m'essoufflent
J'ai la colère qui bat dans mon sang comme jamais auparavant
Mater Furiosa
FURIOSA!
Qu'est ce qu'il reste quand on est pillé, saccagé
Lorsqu'on nous arrache ce qu'on a de plus précieux
Que reste il à part la colère, les larmes, le silence
Trop de mensonges m'essoufflent
J'ai la colère qui bat dans mon sang comme jamais auparavant
Mater Furiosa
FURIOSA!
lundi 28 juin 2010
mercredi 23 juin 2010
automate-hic!
J'ai le mouvement qui pousse au dedans.
Il est roule en boule... Coquillage! Spiralé en sillages éclatants!
Des tempêtes me traversent comme autant de cimetières de vivants pas assez morts pour se faire oublier.
Des tempêtes chargées de pluie et de tonnerre; du sublime en veux tu en voilà:
dans l'œil du cyclone, dans la brume cuivrée du ciel sulfureux, dans la vague infinie qui tourne et retourne le sable évaporé dans le souffle d'une bouche d'enfer.
J'entends le félin qui gronde. Stop.
Tapis dans les motifs du globe rouge sang. Stop.
Des arabesques et des entrelacements. Stop.
De coupure en soudure. Pause.
J'ai le cœur à la mer. Play...
Océan amer noyé dans l'Âpreté du café.
Pas de sucre.
Oh... Et puis juste un, juste un, s'il vous plaît.
J'ai le T qui dégringole, l'oxymore en berne et tous les Ah en diagonale qui percutent les coins impossibles de mes capteurs sensoriels.
Qu'en est il de ma cervelle?
Les labyrinthes parcourent nos hémisphères malades d'autant de vie.
C'est ce que je crois.
Je doutes.
Jeu de dupes où qui perd gagne.
Dis moi, toi qui passe, ce que l'ivresse offre de meilleure.
Avec un eux qu'on abandonne dans les tranchées.
Parle moi des lendemains qui chantent, que je me divertisses dans un instant d'égarement.
Dis moi des maux d'amour comme on lutte contre le temps.
Sors moi - si tu trouves la porte, si tu daignes tourner la clef -.
Hors de moi même.
A l'extrême limite du non retour où mon cœur tambour dégringole en images fracassantes.
Je rêves de noyade dans des sommets qui ne m'appartiennent pas.
Respirer me coûte, le temps c'est de l'argent.
L'impitoyable mensonge.
"J'ai la bouche pleine de mots" comme un refrain qui revient sans cesse.
J'attends les mots nouveaux, ceux auxquels...
J'ai mal au pied de la Lettre.
Voilà l'indicible; et la liqueur longuement reposée, à l'image d'une lave bouillante mais sourde, cherche le chemin vers []
Il est roule en boule... Coquillage! Spiralé en sillages éclatants!
Des tempêtes me traversent comme autant de cimetières de vivants pas assez morts pour se faire oublier.
Des tempêtes chargées de pluie et de tonnerre; du sublime en veux tu en voilà:
dans l'œil du cyclone, dans la brume cuivrée du ciel sulfureux, dans la vague infinie qui tourne et retourne le sable évaporé dans le souffle d'une bouche d'enfer.
J'entends le félin qui gronde. Stop.
Tapis dans les motifs du globe rouge sang. Stop.
Des arabesques et des entrelacements. Stop.
De coupure en soudure. Pause.
J'ai le cœur à la mer. Play...
Océan amer noyé dans l'Âpreté du café.
Pas de sucre.
Oh... Et puis juste un, juste un, s'il vous plaît.
J'ai le T qui dégringole, l'oxymore en berne et tous les Ah en diagonale qui percutent les coins impossibles de mes capteurs sensoriels.
Qu'en est il de ma cervelle?
Les labyrinthes parcourent nos hémisphères malades d'autant de vie.
C'est ce que je crois.
Je doutes.
Jeu de dupes où qui perd gagne.
Dis moi, toi qui passe, ce que l'ivresse offre de meilleure.
Avec un eux qu'on abandonne dans les tranchées.
Parle moi des lendemains qui chantent, que je me divertisses dans un instant d'égarement.
Dis moi des maux d'amour comme on lutte contre le temps.
Sors moi - si tu trouves la porte, si tu daignes tourner la clef -.
Hors de moi même.
A l'extrême limite du non retour où mon cœur tambour dégringole en images fracassantes.
Je rêves de noyade dans des sommets qui ne m'appartiennent pas.
Respirer me coûte, le temps c'est de l'argent.
L'impitoyable mensonge.
"J'ai la bouche pleine de mots" comme un refrain qui revient sans cesse.
J'attends les mots nouveaux, ceux auxquels...
J'ai mal au pied de la Lettre.
Voilà l'indicible; et la liqueur longuement reposée, à l'image d'une lave bouillante mais sourde, cherche le chemin vers []
mercredi 17 mars 2010
mercredi 10 mars 2010
Lull'
De Lullaby à Libellule

Dans la foulée, je me suis essayée à dessiner un motif de sashiko.
L'idée reste que le dessin est simplifié de base, on doit distinguer la forme avec le minimum de traits en quelque sorte.
J'ai fait quelques essais pour une libellule, et voilà celui que j'ai gardé.
Pas pu m'empêcher de lui faire "un bout de vrai"...
A voir, je jouerais bien avec les bleus/verts.

Dans la foulée, je me suis essayée à dessiner un motif de sashiko.
L'idée reste que le dessin est simplifié de base, on doit distinguer la forme avec le minimum de traits en quelque sorte.
J'ai fait quelques essais pour une libellule, et voilà celui que j'ai gardé.
Pas pu m'empêcher de lui faire "un bout de vrai"...
A voir, je jouerais bien avec les bleus/verts.
Tatouache

Gamine, je nourrissais des carpes koi chez une de mes grands mères, dans un grand bassin de pierres volcaniques envahies par la mousse.
Je me souviens de cette eau vert sombre et des petites têtes qui apparaissaient à la surface...
Je m'en suis rappelée en rêvant, il y a deux nuits, du bord de mer où j'ai grandi: un long chemin qui n'existe pas là, semi-circulaire, en pierres de lave et tout mousseux, tout plein d'algues, se déroulait sous mes pas.
La vieille de tatouer mon arbre, je suis passée devant un magasin, en restant scotchée devant une des statuettes de la vitrine:
Une représentation féminine, hanches puissantes, toute en longueur, parée d'un costume traditionnel qui m'a rappelé la Thaïlande, le Cambodge ou l'Indonésie.
Tête penchée, presqu'agenouillée, elle porte dans chaque main un oeuf.
Impossible de la quitter des yeux, impossible de partir sans elle.
Il n'y avait qu'une indication, une étiquette, "Dewi Bawang".
Quelque chose de fort se dégage de cette statuette... je n'ai pas eu d'hésitation, je l'ai embarqué avec moi.
En faisant des recherches, je suis tombée sur l'histoire de Bawang Merah et Bawang Putih, deux demi-soeurs, une l'oignon l'autre l'ail, l'une mauvaise, l'autre sage.
A la mort du père, la mauvaise soeur et sa mère cherchent à nuire à la sage.
Celle ci se rendait tous les jours à un point d'eau, y ayant trouvé un poisson qui lui parle.
Un jour la mauvaise soeur l'ayant suivi pêche le poisson.
Avec sa mère, elles décident de le cuisiner et de l'offrir à manger à la sage.
Celle si en mange sans se douter du contenu de son assiette.
Une fois la vérité à propos du mets entendu, prise de remords, elle retourne au point d'eau: elle y trouve un arbre avec une balançoire magique qui lorsqu'elle s'y assoie, engage une berceuse.
Il se trouve qu'un prince passe par là et tombe amoureux.
Une histoire digne de celle de Cendrillon, beaucoup plus parlante pour moi cependant...
puisque je me faisais tatouer le lendemain un arbre avec une balançoire, à l'origine croisée sur ma route en Thaïlande sur la plage.
Balançoire où je suis restée assise de longues heures au dessus de l'eau...
Et avant de me rendre à cet endroit, une amie d'enfance m'avait baptisé "Lullaby", une histoire de surf, de vagues et de tempérament.
Je suis encore très troublée par cette Dewi Bawang...
D'autant que j'avais en tête (toujours d'ailleurs) de me faire tatouer également deux corbeaux, un peu dans l'idée des hirondelles dans le genre.
Ceci étant, ce poisson, j'y tiens, et s'il est en pointillés, c'est qu'il existe un genre de broderie japonaise qu'on appelle Sashiko, qui se fait en principe avec du fil blanc sur tissu indigo, d'un point avant dessus-dessous.
La carpe que j'ai choisi est une Ai Komono: blanche, des taches oranges, avec la bordure des écailles... indigo!
Son nom indique que sa robe est indigo.
La seconde nuit avec Dewi Bawang trônant chez moi, au moment de m'endormir, j'ai rêvé du ciel qui se détachait comme une immense tenture bleu sombre.
Un peu comme dans ce tableau que j'affectionne, qu'on peut voir au Louvre dans la salle des grandes peintures, où l'on voit la main délicate de l'Aurore me semble t'il soulevait un coin de ciel sombre.
Ca ne sera pas la première fois que la vie me fait une... surprise du genre.
Dire que mon frère était en Indonésie quelques mois auparavant qui plus est.
A moi d'y remettre le pied.
Libellés :
ai gomono,
ai komono,
carpe koi,
dessin tatouage,
devi bavang,
indigo,
robe indigo,
sakura,
sashiko
En dedans...
Premières lignes d'un quelque chose qui se renforce en dedans...

Every colors in my mind...
...Look like the Moon's light

Every colors in my mind...
...Look like the Moon's light
Libellés :
bombyx du murier,
corbeau,
femme celte,
fil,
geisha,
guerrière,
lierre,
lune,
miko,
noeud celtique,
origami,
soie,
torque
Inscription à :
Commentaires (Atom)




















