mardi 29 juin 2010

Qu'est ce qu'il reste

Lorsqu'on a tout donné de soi, en allant chercher le meilleur
Qu'est ce qu'il reste quand on est pillé, saccagé
Lorsqu'on nous arrache ce qu'on a de plus précieux

Que reste il à part la colère, les larmes, le silence

Trop de mensonges m'essoufflent

J'ai la colère qui bat dans mon sang comme jamais auparavant


Mater Furiosa
FURIOSA!

mercredi 23 juin 2010

automate-hic!

J'ai le mouvement qui pousse au dedans.

Il est roule en boule... Coquillage! Spiralé en sillages éclatants!

Des tempêtes me traversent comme autant de cimetières de vivants pas assez morts pour se faire oublier.
Des tempêtes chargées de pluie et de tonnerre; du sublime en veux tu en voilà:
dans l'œil du cyclone, dans la brume cuivrée du ciel sulfureux, dans la vague infinie qui tourne et retourne le sable évaporé dans le souffle d'une bouche d'enfer.

J'entends le félin qui gronde. Stop.
Tapis dans les motifs du globe rouge sang. Stop.
Des arabesques et des entrelacements. Stop.
De coupure en soudure. Pause.
J'ai le cœur à la mer. Play...

Océan amer noyé dans l'Âpreté du café.
Pas de sucre.
Oh... Et puis juste un, juste un, s'il vous plaît.

J'ai le T qui dégringole, l'oxymore en berne et tous les Ah en diagonale qui percutent les coins impossibles de mes capteurs sensoriels.
Qu'en est il de ma cervelle?

Les labyrinthes parcourent nos hémisphères malades d'autant de vie.
C'est ce que je crois.
Je doutes.
Jeu de dupes où qui perd gagne.

Dis moi, toi qui passe, ce que l'ivresse offre de meilleure.
Avec un eux qu'on abandonne dans les tranchées.

Parle moi des lendemains qui chantent, que je me divertisses dans un instant d'égarement.

Dis moi des maux d'amour comme on lutte contre le temps.

Sors moi - si tu trouves la porte, si tu daignes tourner la clef -.
Hors de moi même.
A l'extrême limite du non retour où mon cœur tambour dégringole en images fracassantes.

Je rêves de noyade dans des sommets qui ne m'appartiennent pas.
Respirer me coûte, le temps c'est de l'argent.
L'impitoyable mensonge.

"J'ai la bouche pleine de mots" comme un refrain qui revient sans cesse.

J'attends les mots nouveaux, ceux auxquels...

J'ai mal au pied de la Lettre.
Voilà l'indicible; et la liqueur longuement reposée, à l'image d'une lave bouillante mais sourde, cherche le chemin vers []